Retour Au Trou Gascon (Paris 12ème)

Voilà deux ans que je n’étais pas revenu au Trou Gascon, deux ans que je me dis qu’il faudrait que j’y retourne, histoire de voir si les choses ont changé, si cette institution étoilée de l’est parisien a décidé de se « secouer » un peu. Depuis ma dernière visite, un bon coup de frais a été donné à la devanture, ce qui rend le restaurant bien plus accueillant… Un bon signe pour la suite ? À l’intérieur, le cadre n’a pas vraiment changé. Pas du tout même. L’accueil est toujours aussi peu chaleureux, mais le service est beaucoup plus efficace, discret et dynamique que la dernière fois.

Je me laisse tenter par le menu déjeuner à 42 euros. Les excellentes olives de Lucques ouvrent toujours le bal, et c’est une très bonne nouvelle.

Olives de Lucques.

Passons cette mousse de lait au jambon et au piment d’Espelette sur velouté d’épinards : une mise en bouche bien trop terne pour susciter un réel intérêt.

Mousse de lait parfumée au jambon, piment d’Espelette, velouté d’épinards.

Le piment d’Espelette est décidément à l’honneur aujourd’hui puisqu’on le retrouve dans cette entrée intitulée « Chaud-froid d’asperges au pistou et au jambon ». Le dressage est soigné – quoiqu’un poil chargé – mais où est le chaud-froid ? Ce qui m’a été servi est plutôt froid-froid ! Les asperges sont bien trop froides, et c’est bien dommage… Le pistou est présent sous forme de gelée enveloppant les asperges sur la moitié de leur longueur. Ce n’est franchement pas une réussite au niveau du goût, et encore moins au niveau des textures. Une entrée bien trop approximative pour un restaurant de ce niveau.

Chaud-foid d’asperges au pistou et au jambon.

Le plat principal change heureusement la donne, même s’il est un peu tard pour un « goût de coeur ». Voilà un navarin d’agneau comme je les aime, gourmand et bien cuisiné. La viande est délicieuse et parfaitement cuite, fondante à souhait, les primeurs sont légers comme tout : un beau plat, simple mais totalement maîtrisé.

Navarin d’agneau aux primeurs.

Et le dessert ? Des bâtonnets de meringue, une crème à la pistache, au bon goût intense et naturel de pistache, mais un peu trop sucrée, et des fraises… tout simplement ! Mais gardons en mémoire qu’il s’agit ici du menu déjeuner à 42 euros. Les desserts à la carte, sont quant à eux un peu plus « élaborés ». Je garde un excellent souvenir du russe pistaché que j’avais dégusté la dernière fois, et même si c’était un dessert à la carte, je dois avouer que je suis resté un peu sur ma faim avec la verrine d’aujourd’hui.

Mazagran de fraises pistachées.

Ce retour au Trou Gascon n’aura finalement pas été le retour gagnant que j’espérais. Comme il y a deux ans, ce restaurant propose à la fois du très bon et du moins bon, du bien vu (finesse des jeunes cosses dans le navarin d’aujourd’hui – parfait équilibre du russe pistaché la dernière fois) et de l’incompréhensible (gelée de pistou autour des asperges aujourd’hui – association orange, asperge et jaune d’oeuf la dernière fois). Décidément, quand ça veut pas, ça veut pas…

Jamais déçu en revanche avec ces mignardises !

Au Trou Gascon

 

40, rue Taine

Paris 12ème

Tél : 01 43 44 34 26

Site : www.autrougascon.fr

Fermé le samedi et le dimanche.

Menus : 42 € (déjeuner) et 62 € (dîner)

Carte : 70 €

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