Metropolitain (Paris 4ème)

Le cadre.

C’est la dernière adresse de Maxime Delaboudinière, Aurélien Faure et Damien Richardot. Trois amis qui avaient déjà ouvert successivement dans le 9ème arrondissement les restaurants Chez Vous (en 2009) et La Classe (en 2011). Paul-Arthur Berlan (demi-finaliste 2011 de l’émission « Top Chef ») les a rejoint pour prendre les commandes de la cuisine. Le cadre s’inspire du métro parisien, et la salle donne sur un petit coin de verdure. L’endroit est calme. Je suis parmi les premiers arrivés pour le dîner, et je m’aperçois que tout n’est pas clean au sol (miettes de pain sous certaines tables). Autre petite précision : pour vous rendre aux toilettes (à l’étage en dessous), il vous faudra emprunter un escalier en colimaçon des plus étroits…

L'ardoise du jour.

La carte des vins est sympa, bien composée, et les prix sont raisonnables. Je décide de goûter un verre de Chateau de Cots 2005. Première mauvaise surprise : les verres sont pleins de traces. Seconde mauvaise surprise, le vin est tiède. Incompréhensible. Heureusement ce dernier n’a pas de défaut majeur (qui ressortirait vraiment à cette température). Passons.

Le « plan » des vins.

L’entrée arrive et il faut dire qu’elle est joliment présentée. Mais ne vous fiez pas à la photo, c’est vraiment moins copieux que ça en a l’air. Les artichauts sont froids (tout juste sortis du réfrigérateur) et anormalement amers. Le jambon quant à lui est bon mais présent en très petite quantité. La pâte au parmesan (sorte de feuilleté) semble avoir pris un peu l’humidité de la garniture. Seule la compotée d’oignons s’en sort bien.

Tarte au parmesan, fondue d'artichauts violets, jambon Pata Negra.

Le bœuf Angus, commandé saignant, arrive cuit à point (voire bien cuit à certains endroits). On se demande alors à quoi bon proposer de l’Angus si c’est pour lui infliger un tel traitement ? La purée et les girolles, elles, sont très bonnes. Les petits croutons mêlés aux champignons et apportant du croquant à l’ensemble sont bien pensés. Gros problème : l’assiette est froide, et dans ces conditions, une mousseline dressée aussi finement ne saurait rester chaude. En réalité, elle m’a été servie tiède. Résultat : un plat qui aurait pu être excellent, mais qui est en partie raté à cause d’un certain nombre de fautes d’inattention, tout de même assez basiques.

Paleron de boeuf Angus, mousseline de pomme de terre, premières girolles.

Le dessert est présenté sous la forme d’une quenelle de glace au fromage blanc, sur un lit de petits croutons (encore ?) et de sucre pétillant. Des bâtonnets de meringue sont disposés comme des mikados sur la glace. On vous verse la soupe de fraise autour. Le sucre crépite, chante. C’est amusant. L’ensemble est sur le plan gustatif, beaucoup moins intéressant. Le sucre est assez bien dosé, mais la glace fond très vite, se mélange à la soupe de fraise, et tout cela perd vite de son intérêt.

Gaspacho de fraise, crème glacée au fromage blanc et mikados de meringue.

Il y a au Metropolitain de bonnes idées, de l’inspiration dans la cuisine et dans la déco. On aimerait juste que les produits soient comme le dressage des assiettes : au centre de toutes les attentions.

Metropolitain

 

8, rue de Jouy

Paris 4ème

Tél : 09 81 20 37 38

Site : www.metroresto.fr

Fermé le samedi midi et le dimanche

Menus : 17 et 22 € (au déjeuner, sauf le samedi)

Carte : 45 €

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