Au Trou Gascon (Paris 12ème)

La devanture du Trou Gascon.

C’est ici qu’Alain Dutournier, chef du Carré des Feuillants (Paris 1er), a ouvert son premier restaurant à Paris. Dans un quartier résidentiel à l’écart du tumulte du centre-ville, le cadre se veut sobre et contemporain. Côté cuisine, les saveurs sont liées aux traditions du sud-ouest, mais volontairement ouvertes au monde et à la modernité. La responsabilité de la cuisine est depuis 2008 confiée à Marc Lamrani, ancien du Carré des Feuillants.

On aimerait dans ce genre d’endroit, où la cuisine chante le sud, être accueillis un peu plus chaleureusement. L’ambiance est en effet un poil guindée et c’est dommage. Certains serveurs, bien que courtois envers la clientèle, sont parfois mal à l’aise dans leurs tâches… Cela ne devrait pas autant se voir.

Le cadre.

Moulures au plafond, toiles contemporaines, belle collection d’Armagnacs, tables nappées et fleuries, jambon attendant d’être découpé et posant fièrement au milieu de la salle. Voilà l’ambiance au premier regard. Je ne peux malheureusement m’empêcher de remarquer que cette salle aurait besoin d’un bon coup de frais (plafonds, murs, moquette).

Un coup d’œil sur la carte des vins : une belle sélection de vins, notamment du sud-ouest (Jurançon, Madiran, Cahors, Bordeaux…) et d’Armagnacs, mais aux tarifs assez élevés. Pour patienter, quelques olives de Lucques (variété fruitée et charnue que j’apprécie particulièrement).

Olives de Lucques.

Le fameux jambon, découpé lentement sous mes yeux, est servi avec quelques champignons vinaigrés. Goûteux mais pas au niveau de l’idée que je m’en faisais et pas non plus au niveau du Parme, auquel Alain Dutournier le compare. Enfin j’ajouterais qu’à 17 € l’assiette, cette dernière aurait pu être un peu plus généreuse.

Le fameux jambon.

Suivent les asperges, parfaitement cuites, accompagnées du jaune d’œuf et de sa tapenade d’olive noire. Ensemble simplissime mais plaisant. Mais pourquoi donc avoir ajouté de l’orange ? Cela gâche l’ensemble du plat.

Asperges vertes du Midi, olives noires et jaune d'oeuf.

Et vient ensuite l’une des spécialités de la maison : le cassoulet ! Cuisse de canard confite, côte d’agneau, travers de porc et saucisse de couennes. Haricots tarbais cuits comme il faut, fine chapelure aux herbes. L’ensemble est bon et copieux, et si vous avez encore de la place, on vous resservira des haricots…

Cassoulet de haricots de maïs.

J’avais très envie de morilles, alors j’ai goûté le veau, tendre et savoureux à souhait, et ses macaronis farcis aux morilles, délicieux… Mais les morilles entières (clé de voûte du plat) sont bien trop salées. Quel dommage !

Compression de tendron de veau aux morilles, macaronis et vin de voile.

Côté dessert, le russe pistaché est parfait, au bon goût d’amande et de pistache, point trop sucré. La glace à la pistache l’accompagnant est crémeuse et goûteuse, le tout parfaitement en accord avec les petites baies rouges macérées au Guignolet (liqueur de cerise). Un dessert simple, mais équilibré et bien maîtrisé.

Russe pistaché, baies rouges macérées au Guignolet.

Pour terminer, les bonnes et légères petites mignardises « maison » accompagnant le café sont les bienvenues.

Au Trou Gascon

 

40, rue Taine

Paris 12ème

Tél : 01 43 44 34 26

Site : www.autrougascon.fr

Fermé les samedi et dimanche

Menus : 40 € (déjeuner) et 60 € (dîner)

Carte : 65 €

Une réponse pour “Au Trou Gascon (Paris 12ème)”

  1. Délices à Paris
    26 décembre 2013 à 21 h 25 min #

    J’ai beaucoup aimé cette adresse,même si ma seule déception fût au niveau du dessert.

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