Le marché des halles (Dijon , Côte-d’Or)

Les halles vues de l'extérieur.

La moutarde, le pain d’épices, la crème de cassis… autant de savoureux produits qui font de Dijon une des grandes villes de la gastronomie française. Mais si Dijon rayonne dans le cœur des gourmets et gourmands bourguignons, c’est aussi pour son magnifique marché des halles : près de 5000 mètres carrés qui abritent ici plusieurs fois par semaine le fleuron de la gastronomie régionale. C’est sur l’emplacement de l’ancien couvent des Jacobins (dont l’église servait déjà de marché) que des halles furent construites de 1873 à 1875 d’après les plans de l’ingénieur dijonnais Clément Weinberger, afin d’abriter le marché de la ville. L’architecture métallique de l’ensemble, inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis 1975, ne manque pas d’allure.

Le marché des halles, de l'intérieur.

C’est un véritable plaisir de flâner dans les allées de ce marché haut en couleurs, où les artisans du goût affichent (presque tous) un grand et large sourire. On y trouve de tout, et la qualité artisanale est au rendez-vous. Le bio y tient une place importante. Après avoir parcouru de long en large le marché, discuté avec les commerçants, et goûté leurs produits, quelques étals ont particulièrement retenu mon attention :

La Marée. Marc Schaferlee vous dira ce qu’il pense des modes de consommation modernes… Sa règle d’or : promouvoir une pêche durable. Le respect des saisons est primordial pour lui. Vous ne trouverez pas de poisson d’élevage ici. Equipe très pro et bonne humeur ambiante. Très beaux produits. Ouvert les mardis, jeudis, vendredis et samedis.

Marc Schaferlee et sa joyeuse équipe (La Marée).

Les belles langoustines du Guilvinec (La Marée).

Ferme des Levées. Un autre passionné, plus terrien… Il s’agit de Jacques Volatier, éleveur de cochons et charcutier. Ne lui parlez plus aujourd’hui du mode d’élevage intensif (plus de 90% de la production française). Il en est complètement dégoûté. Pour lui, l’avenir, « contrairement à ce qu’on veut nous faire croire », c’est l’élevage extensif. Ses cochons sont élevés « le plus naturellement possible », dans les prés, sous le label bio, pendant 1 an (contre 6 mois pour un cochon Label Rouge, et 3 mois pour un cochon issu de l’élevage intensif). Pour ses préparations qui nécessitent des ingrédients qu’il ne produit pas, il favorise toujours les artisans locaux. Jacques décline le cochon sous toutes ses formes, des saucisses en passant par le pâté en croute, jusqu’au jambon à la moutarde (recette maison s’inspirant du jambon persillé). Ouvert les vendredis et samedis.

Jacques Volatier (Ferme des Levées).

Les pâtés en croute (Ferme des Levées).

Le jambon à la moutarde (Ferme des Levées).

Fromagerie de Saunière. Jeannette Thibiéroz vous proposera quant à elle ses fameux fromages et yaourts bios au lait cru. Certains parisiens connaissent sans doute Marc, son époux, qui est un habitué du marché de Raspail depuis des années (le dimanche). Ouvert les mardis, vendredis et samedis.

Jeannette Thibiéroz (Fromagerie de Saunière).

Saunière peu salé (Fromagerie de Saunière).

Tomes de brebis et de vache (Fromagerie de Saunière).

Goûts et Saveurs. De beaux fruits et légumes, dont la majorité sont de la région. Les fruits d’été, eux, viennent des alentours de Perpignan. Vous trouverez ici également des huiles, des céréales, du vin… Tous les produits sont bios et l’équipe est très sympathique. Ouvert les mardis, vendredis et samedis.

M. Da Silva et Luke (Goûts et Saveurs).

Premiers légumes d'automne (Goûts et Saveurs).

Aux Bons Fromages. Chez Patrick Bartalucci, vous trouverez de beaux fromages à pâte cuite, mais aussi des pâtes molles telles que l’époisses au lait cru, et bien d’autres fromages très appétissants… Ouvert les mardis, vendredis et samedis.

Patrick Bartalucci (Aux Bons Fromages).

La Ruche Morvandelle. Clément et Jessica Koenig, apiculteurs bio dans le Morvan, produisent toutes sortes de miels : acacia, prairie, fleurs sauvages, trèfle, pissenlit, ronce, châtaigner, sapin… Mais aussi du pain d’épices, de la propolis, des savons et autres produits de la ruche. Ouvert les vendredis et samedis.

Jean-Pierre Koenig (La Ruche Morvandelle).

Volailles Thomassin. Les belles volailles de Bresse sont les stars de l’étal… Ici le sourire et la courtoisie vont de pair avec l’efficacité du service. Ouvert les mardis, vendredis et samedis.

Virginie et Anne-Marie Thomassin (Volailles Thomassin).

Boucheries Bio de Bourgogne. Angélique, Jean-Louis et Jean-Michel proposent de la viande bio de très belle qualité. Ouvert les mardis jeudis, vendredis et samedis.

Angélique et Jean-Louis (Boucheries Bio de Bourgogne).

Un conseil : si vous voulez voir le marché des halles dans toute sa splendeur, venez de préférence le vendredi, tôt le matin. C’est là qu’il est le plus beau m’a-t-on dit.  Certains jours, d’autres marchés (des Grésilles, de la Fontaine d’Ouche, du Petit-Cîteaux) viennent se greffer autour des halles, transformant le quartier en paradis terrestre pour gourmands.

Un étal à l’extérieur des halles.

Tout autour des halles, de nombreux restaurants et commerces de bouches sont présents. Pour n’en citer qu’un : Au Roi des Pâtes, situé juste en face (16, rue Quentin), est une belle épicerie qui ravira les amateurs de gastronomie italienne…

L'épicerie italienne « Au Roi des Pâtes ».

Le marché des halles

 

Rue Devant les Halles Champeaux

21000 Dijon

Tél : 08 92 70 05 58

Les mardis, jeudis, vendredis et samedis matin. Le samedi, le marché se poursuit jusqu’à 18h à l’extérieur des halles.

Une réponse pour “Le marché des halles (Dijon , Côte-d’Or)”

  1. Sébastien P.
    31 août 2012 à 12 h 24 min #

    Merci pour cet article qui nous restitue bien l’ambiance de ce beau marché bien connu dans la région ! (celui de Beaune, plus petit, est lui aussi très bien achalandé).

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